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A propos du livre

Suisse par son père et Français par sa mère, François Garçon se penche depuis plus de vingt ans sur ses deux pays de cœur.

Dans ce livre, il fait le diagnostic des différents blocages qui entravent la France : une verticalité des pouvoirs construite sur des élites mal formées, conformistes et orgueilleuses, des médias complices par facilité et des dispositifs politiques dépassés.

Il montre que la solution suisse est l’exacte inverse : des pouvoirs aussi horizontaux que possible où la démocratie participative vient compléter les systèmes représentatifs sans les gêner.

Contrairement à ce qu’on a entendu en France à la suite des demandes de « RIC » formulées par les Gilets jaunes, le principe des votations a permis de tenir à distance le populisme démagogique et s’est bien adapté à une conception décentralisée des responsabilités. Au final, le pays capitalise efficacement sur la subsidiarité (ne faire à l’échelon supérieur que ce que l’échelon inférieur ne peut pas traiter) pour maintenir vivant le sentiment national.

Ne serait-ce pas une piste adaptée pour la France ?

Fiche détaillée

Auteur

Nombre de pages

Editeur

Type

Format

Date de parution

Collection

ISBN

Prix

François Garçon

435

L'artilleur

Politique et société

Broché

14 avril 2021

N/C

978-2-8100-1027-1

20€

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Vos avis et commentaires

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Posté par Christophe - Posté le 10 avril 2021 à 10 h 24 min

Magnifique ouvrage !

Posté par Mathieu - Posté le 10 avril 2021 à 11 h 12 min

Il est quand en librairie ?

Posté par LREM - Posté le 20 avril 2021 à 7 h 23 min

Je suis d’accord avec l’auteur sur l’essentiel. Mais M. Garçon n’en dit pas assez sur l’élite suisse. Pour l’avoir bien connue dans le cadre de mon travail, elle est capable de se montrer presque aussi arrogante que son homologue française (je parle de Zurich). Quant à la démocratie directe comme solution à tous les problèmes que connaît la France, j’ai un avis partagé. Les arguments dans le livre sont convaincants mais à voir le niveau de démagogie dont est capable l’élite politique française, j’ai des doutes sur l’application de la recette à la France.

Posté par Jackie Durand - Posté le 21 avril 2021 à 10 h 25 min

Le livre est rafraichissant. J’espère qu’il sera lu par des hommes politiques ayant pour objectif non de somnoler pendant cinq ans à l’Assemblée nationale, mais par des hommes d’action soucieux du bien commun, que vous définissez bien. Moi, j’ai de très gros doutes sur la capacité de notre monde politique de sortir de sa zone de confort. Ils font ce qu’ils savent faire et surtout font ce qu’ils ont vu faire. Donc, même si l’argumentation du livre est forte, elle se cassera devant la réalité du conformisme. Dommage, mais c’est bien de formuler toujours et encore la voie à suivre.

Posté par Black Sabbath - Posté le 21 avril 2021 à 21 h 56 min

François Garçon nous assomme à nous répéter que le systme suisse fonctionne si bien au point qu’il faudrait le copier en France. Les Français sont ce qu’ils sont. Nous ne fabriquons pas de chocolat, ni des montres. Nous construisons des trains, Airbus et du champagne. C’est déjà pas mal. Et entre un bon Bordeaux et un fendant du Valais, mon choix est vite fait. Les Suisses sont radins (je parle de ceux qui vivent en Romandie, les autres, je ne les connais pas). La fameuse qualité de leur travail est une supercherie. Dans mon métier, l’édition, ce sont même des sagouins. Que ceux qui en doutent jettent donc un coup d’oeil aux éditions Favre, et qu’il me cite un éditeur français plus souillon: il ne s’en trouve pas.

Posté par Modem - Posté le 22 avril 2021 à 11 h 05 min

Le propos (une France défaillante) est d’actualité, vu l’état de notre pays. Tout se tient, et l’argumentation sur le coût des droits référendaires mérite l’attention. J’aurais aimé que Monsieur Garçon fasse des simulations sur l’adaptation d’une telle machinerie à la France. Ca ne doit pas être aussi simple qu’il le prétend. Mais si ça pouvait enrayer l’inexorable croissance du gaspillage public (donc mon argent), ça serait une bonne chose. Si j’ai bien compris, le prix de revient par électeur d’une consultation tourne autour de 2 euros ? Merci à Monsieur Garçon de répondre.

Posté par Durutti - Posté le 22 avril 2021 à 18 h 20 min

Très intéressant le calcul des coûts d’une votation. Je ne savais que le rapport qualité/prix était à ce point favorable. Quand je songe à tous les gaspillages que l’on pourrait éviter, je ne peux qu’enrager à la lecture de votre livre. Vraiment, nos gouvernants sont des branques, mais chut, le dire vous range parmi les populistes, autrement dit ceux qui sont incapables de grandeur de vue. Quand je découvre que Madame Lauvergeon siégeait hier encore au conseil d’administration de Suezénei (sans doute parce qu’elle était normalienne et ingénieur des Mines, je me dis que la France, comme vous l’écrivez très bien, va au fossé;

Posté par M86 - Posté le 23 avril 2021 à 18 h 40 min

Pas mal le bouquin, pas mal du tout. Vous auriez pu faire. des tableaux plus élaborés concernant le prix de revient des droits référendaires suisses. Vous ou votre éditeur, enfin c’est juste mon avis.

Posté par Béret vert - Posté le 23 avril 2021 à 18 h 50 min

Ce Monsieur Garçon est un garçon malin: rien en France ne trouve grâce à ses yeux et pourtant, j’ai vérifié, il vit en France, et n’a jamais que peu vécu en Suisse. Dit autrement, il dit du bien (c’est même un tic chez lui) d’un pays, d’une culture, d’un voisin qu’il ne connaît pas. S’il connaissait la Suisse, comme je la connais, il n’y resterait pas trois jours !

Posté par diablo - Posté le 24 avril 2021 à 8 h 54 min

Je suis étonné par le petit nombre de livres abordant les questions traitées dans l’ouvrage. Pourquoi les Français, qui sont très nombreux à vivre ou travailler en Suisse, ne s’en font-ils pas les ambassadeurs en France ? Les frontaliers devraient pourtant avoir conscience que c’est la Suisse qui les rend prospères, même s’ils contribuent à cette prospérité. Ce mutisme est quand même étrange. Le livre ne répond pas à cette question.

Posté par Alain. D - Posté le 24 avril 2021 à 12 h 22 min

Bravo, que du plaisir à vous lire. J’ai notamment aimé votre tir d’artillerie sur les premiers de la classe qui, en France, contrôle tout et si mal. La France est un terrible gâchis, et ce ne sont pas les gilets jaunes qui en sont les responsables, mais bel et bien ceux que vous nommez “les premiers de la classe”.

Posté par Pablo Neruda - Posté le 24 avril 2021 à 19 h 06 min

Cessez de nous bassiner avec la Suisse, les Suisses,. Il faut avoir travailler avec eux pour mesure à quel point leur réputation est surfaite. Non, mais pour qui se prennent-ils ? Où sont leurs TGV, leurs Airbus ? En IA, ils sont nullissimes et ils l’admettent.

Posté par Westmoral - Posté le 25 avril 2021 à 18 h 49 min

Bravo, j’espère que les journalistes feront leur boulot et des recensions. Mais j’en doute, vu ce que vous leur balancez sur leur médiocrité. Style acéré, qui ne gâche rien.

Posté par Jéremy - Posté le 26 avril 2021 à 12 h 50 min

Très bon bouquin. En fait, c’est un programme électoral. Si seulement une seule de ces préconisations (référendum exécutoire, initiative populaire, subsidiarité, etc.) était mise en oeuvre, la face de la France en serait changée. Et surtout, nos conditions de vie, de travail, etc.

Posté par L. Grimaldi - Posté le 28 avril 2021 à 13 h 57 min

Monsieur Garçon, votre vision de la démocratie directe est déformée: vous n’habitez pas en Suisse. Vous idéalisez une pratique politique qui ne vaut que parce que les Suisses ont appris à respirer doucement, à marcher lentement, à parler doucement. Croyez-vous les Français capables de tout ça. Allez donc dans un camp de vacances, en Croatie, en Dalmatie ou ailleurs. Les seuls qui se font remarquer par leur grossièreté, leurs mauvaises façons de se comporter, coupant les files d’attente ou lâchant leur marmaille sans s’en préoccuper, et bien ils sont tous Français.
Dans ces conditions, la pratique de la démocratie directe comme nous le faisons en Suisse s’annonce difficile. Il faut de l’humilité, de la patience et beaucoup de civisme dont les Français ignorent jusqu’à la signification. Dans ces condtions, bonne chance…

Posté par Bo Jovi - Posté le 1 mai 2021 à 8 h 08 min

Lu d’un trait ! Votre venin est mortel, prenez garde à vous.

Posté par L .Mousin. - Posté le 1 mai 2021 à 19 h 03 min

L’auteur a de la suite dans les idées. Ca fait X livres qu’il nous dit et répète que la Suisse, son système politique, devraient nous inspirer. A part les gilets jaunes, qui s’en soucie? Garçon parle d’une “élite platement scolaire”. Il a raison. Mais elle est là pour longtemps encore. C’est dommage, mais c’est ainsi. Ces gens nous mènent au désastre. C’est bien de l’écrire, ce serait encore mieux de pouvoir prendre les commandes de la nation et d’éviter la chute.

Posté par Denikine - Posté le 2 mai 2021 à 14 h 32 min

Livre pas facile à trouver. L’éditeur pourrait se remuer.

Posté par Appolo 3 - Posté le 3 mai 2021 à 8 h 14 min

Monsieur Garçon serait, comme on le précise, “franco-suisse”. Il me paraît plutôt suisse que français. Que trouve-t-il de bien en France, chez les Français? Il ironise beaucoup sur les Français, jamais sur les Suisses. Ses arguments seraient plus crédibles si la charge était équilibrée. Elle ne l’est pas. Ca nuit à la démonstration.

La seule chose que j’ai aimée est sa démonstration de l’avarice des anciens de Polytechnique qui ne redonne quasiment rien à leur grande école. Là, le coup porte car même si je soupçonnais ces anciens de peu d’envergure morale, là, Garçon les coule.

Posté par M. Becquart - Posté le 3 mai 2021 à 9 h 48 min

Qu’il vienne donc vivre en Suisse, ce Monsieur qui sait tout. Il les verra de prés ces Suisses dont il fait le portrait. J’y vit moi, et je peux dire qu’on s’y emmer… beaucoup et que les gens sont prétentieux. Vive la France.

Posté par Marie d'Armagnac - Posté le 4 mai 2021 à 11 h 01 min

Un ouvrage passionnant, en ce qu’il remet en cause nombre de verrous de la société française, par une vision qui n’est pas parisiano-centrée, loin de là. Cet ouvrage est comme une bouffée d’air frais sur le débat portant sur la réforme de l’État, la nature du pouvoir politique en France, le poids de la technostructure. Un débat qui devrait, avec celui de l’identité et de l’immigration, être celui de la prochaine élection présidentielle, et même de la décennie à venir.
Docteur en histoire, universitaire ayant exercé de nombreuses fonctions tant publiques que privées, François Garçon est surtout un fin connaisseur des modèles étrangers, suisse d’abord, mais aussi anglais ou allemand. Le constat qu’il fait de l’état de l’élite française est assez accablant, souvent vif, mais toujours pertinent et stimulant.
Entendons-nous : s’il fustige ainsi les élites françaises, ce n’est pas en tant qu’élites, utiles et indispensables à la conduite d’un pays, mais pour leur incompétence.
Et cette incompétence, il l’attribue à une sorte d’anti-pragmatisme. La racine de ce mal uniquement français d’élites hors-sol est, nous dit-il, à trouver dans leur mode de recrutement et de reproduction sociale. L’auteur n’a pas de mots assez durs pour critiquer notre système de classes préparatoires aux grandes écoles, puis de grandes écoles dont le tout petit nombre (HEC, Sciences Po, l’ENA, l’X et quelques autres) et les toutes petites promotions seraient censés être un modèle que tout le monde nous envie… mais que personne ne copie !
En France, explique-t-il, sont portés au pinacle et désignés à l’admiration de tous, notamment par une presse complaisante, ceux qui cumulent les diplômes et remportent les meilleures places aux meilleurs concours, – ah, le saint Graal du major de promo ! – et non pas ceux qui créent, inventent, innovent, entreprennent. Par ce système de verrouillage, la société se fige, l’oligarchie de l’excellence laisse de côté les profils créatifs. Sont propulsés très tôt à des postes de responsabilité des profils de bêtes à concours, à l’ego surdimensionné parce que, pendant des années, on leur a expliqué qu’ils étaient les meilleurs. L’arrogance française vient de là, les « meilleurs » ne se remettent jamais en cause : le management devient brutal, volontiers méprisant, et la vie politique plus violente. L’autoritarisme de ceux qui ne se sont jamais remis en question, malgré des échecs patents – la gestion de la crise du Covid en est le parfait exemple – mène à l’exercice solitaire du pouvoir, face à une meute de conseillers serviles ou réduits au silence. Entourage, d’ailleurs, choisi dans les mêmes écoles, les mêmes cercles de pouvoir. Monde clos, cercle vicieux qui produit, inévitablement, de la violence sociale.
François Garçon ne se contente pas d’une critique en règle du modèle français, il propose évidemment des solutions. Le modèle suisse, malgré la dimension, l’histoire et la mentalité du pays bien différentes du nôtre, peut fournir, dit-il, de bons remèdes à la crise profonde de la démocratie représentative à la française. Chez eux, la démocratie commence à la base, au niveau de la commune, ce qui, au passage, peut expliquer l’absence d’ego du personnel politique. Les Suisses sont allergiques à « la théorie, les conventions fumeuses, la rhétorique, qu’ils assimilent à un emballage vide ». Bref, à tout ce simulacre de démocratie participative qu’ont été les conventions citoyennes et autres grands débats. Les référendums qui leur sont proposés ne rencontrent pas tous les obstacles institutionnels que l’on a chez nous et portent sur les sujets locaux comme sur les grands sujets. Et, surtout, leur vote est respecté.
« Si, confrontés aux conséquences de leurs choix économiques, politiques et sociétaux, les Français étaient eux aussi en capacité d’arbitrer les dépenses, ils gagneraient une maturité politique profitable au bien commun. » En Suisse, la dette publique est anticonstitutionnelle. Cela a été entériné par un vote populaire…

Posté par J-L. F. - Posté le 4 mai 2021 à 11 h 43 min

La charge contre le modèle politique français est bien argumentée, convaincante, sourcée. Je valide, à mon niveau, ce que l’auteur déglingue. Quant à s’inspirer des Suisses…. il faudrait tant en rabattre sur notre arrogance que ça me paraît mal parti. Vous imaginez un Macron, un Clément Beaune, une Perly écouter ne serait-ce qu’une seconde une recette politique que les Suisses pourraient leur vendre ? Garçon souligne l’ignorance de Macron pour ce qui touche à la Suisse. Bien vu. Mais ni Macron ni ses collègues ne sont disposés à en entendre davantage. Notre arrogance nous mène au désastre.

Posté par Jca - Posté le 8 mai 2021 à 8 h 11 min

Très bon livre, décapant et l’auteur découpe en morceaux les journalistes, ceux qui font mal leur travail. Les exemples donnés sont accablants. Je n’avais jamais réalisé à quel point les journaux comme les Echos ou le Figaro consolident la rente scolaire dans chacun des portraits qu’ils font de nos patrons et cadres supérieurs. Quant à importer le modèle suisse, j’ai des doutes. Nous sommes un peuple trop fier, et la Suisse est encore sulfureuse.

Posté par P-J. Duranti - Posté le 8 mai 2021 à 11 h 27 min

Pourriez-vous, Monsieur Garçon, me contacter via mon E-mail, je souhaiterais organiser un événement autour de vos propositions de droits référendaires. Merci par avance de votre réponse.

Posté par Jce M - Posté le 8 mai 2021 à 21 h 24 min

J’ai beaucoup ri en lisant les pages sur les X et les énarques: deux catégories de bons à rien, en effet, sauf à réussir des concours idiotement “difficiles”. Tout est dit: combien, parmi cette élite, a crée une entreprise ? Quasiment aucun ! Ils se rêvent en Bill Gates ou Jeff Bezos, ils sont des rentiers dans l’âme. Ce livre est un événement pour moi.

Posté par France 36 - Posté le 10 mai 2021 à 11 h 10 min

Les commentaires sont globalement positifs: je pondère ! La Suisse ne présente rigoureusement aucun intérêt pour la France: centralisation jacobine dans les gênes français vs confédéralisme multiséculaire. Dès lors, à quoi bon s’intéresser à cette planète mars ?

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