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L’université de Corte, université du 3ème type

Publié le : 4 avril 2013 - Mot Clés : , , , ,

«Nous ne menons pas de recherches ». Tel est l’aveu que signe Francine Demichel, présidente de l’université de Corte[1]. La brave dame, qui n’a manifestement pas très bien compris ce qu’est une université au 21 ème siècle, préside une structure interne à l’université qui a pour mission de « communiquer sur les travaux de recherche (sic) engagés à Corte auprès des élus comme des entreprises ». Considérant sa déclaration qui atteste d’une parfaite stérilité en matière de recherches, on en déduira qu’à Corte, la structure dont il est question et sa présidente n’ont pas grand chose à faire.  Forte de cette infirmité revendiquée, cette dame ne manque cependant pas d’ambition qui dit souhaiter « séduire des chercheurs de renommée internationale pour créer des chaires de haut niveau ». Interrogée sur les « points forts de l’université de Corse » devant aimanter les pointures internationales, sans rire, la présidente Demichel brandit un argument qui va probablement provoquer des bousculades à Corte sitôt qu’un poste s’ouvrira : « Le développement de la langue corse ». Bingo ! Voilà bien un argument que vont entendre les « chercheurs de renommée internationale » que l’université de Corte souhaite attirer. Non contents de devoir enseigner en français, langue dont l’aura décline (mais mieux vaut ne pas trop le dire, car vous passez pour un mauvais Français vendu aux élites néo-libérales, autrement dit à des gens très méchants), les « chercheurs de renommée internationale » devront se frotter au corse, langue adossée à autant de locuteurs que l’arachnéen. Dernier argument décisif de la présidente de l’université de Corte pour enclencher le ralliement des pontes « de renommée internationale » dans son établissement, elle y envisage le développement de « l’économie sociale solidaire ».

Cet entretien est une perle. Il témoigne sur la qualité du surréalisme auquel peuvent prétendre certains responsables d’établissements, élus par leurs pairs, tous bien franchouillards probablement. Elle montre encore l’état d’abandon intellectuel où croupissent certains établissements supérieurs et d’où nous parviennent des propos délirants.  En dernier ressort, ce salmigondis renvoie à la responsabilité du ministère de l’Enseignement supérieur qui tolère de pareils errements. En l’espèce, nous avons surtout un drôle d’établissement insulaire, dont la fonction est inconnue et qui coûte cher à la collectivité. Pour la bonne santé de l’économie régionale, sans doute vaudrait-il mille fois mieux un IUT auquel seraient reversées les ressources dont dispose cette curieuse « université » (sic).




[1] F. Demichel, Fondation de l’université de Corte, dépêche AEF n° 180743, 4 avril 2013.

Vos avis et commentaires

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Posté par Jesse Pinkman - Posté le 4 avril 2013 à 18 h 46 min

Un conseil: allez voir sa fiche biographique. Avec aplomb, cette femme revendique diriger 52 thésards! Vous avez bien lu: 42 !!! On imagine sans peine qu’elle a du toucher sa prime d’excellence scientifique (?!) mais comment prétendre encadrer 42 thésards! En Grande-Bretagne, ou aux Etats-Unis, dans les universités de recherche, le maximum de thésards que peut encadrer un professeur est de 3. Cette femme est la caricature de c’est un universitaire français: une arsouille. Bon papier !

Posté par Roi UBU - Posté le 4 avril 2013 à 20 h 41 min

Elle vient de Paris 8, n’est-ce-pas? Paris 8- université de Corte, c’est ce qu’on appelle les appariements sélectifs. Ils peuvent être fiers les parents de ces étudiants bons à rien qui “font la fac” à Corte. Sans doute de futurs plagistes à Bonnifaccio et la rancoeur de n’être avocat célèbre ou médecin.

Posté par Malthus - Posté le 5 avril 2013 à 6 h 56 min

L’affaire est amusante en effet. Le point scandaleux, que l’article ne fait qu’esquisser, est la nomination d’une telle incompétente à son poste. Mais qui se soucie de cet établissement? On y aurait élu un âne comme président que le ministère n’y aurait pas trouvé à redire. Du coup, sur place, ils ont placé une ânesse à la tête de l’établissement. Ses électeurs doivent être à son image, n’en doutons pas un instant. Consternant ! Mais après tout, c’est la Corse, n’est-ce-pas, la patrie des ânes…

Posté par J.P. Le Tréguois - Posté le 5 avril 2013 à 7 h 52 min

Un IUT de plus en Corse? Mais pour y apprendre quoi? A traire les chèvres? A part poser des bombes, tirer dans le dos d’un préfet et capter les aides européennes, un Corse ça sait faire quoi, exactement? Cette femme,à son poste, est parfaitement adaptée au contexte local: elle ne sait rien faire, est une charlatan sortie de l’usine à diplômes Mickey Mouse nommée Paris 8, et se retrouve à Corte, parmi des escrocs à son image. L’itinéraire parfait d’une médiocre parfaite.

Posté par Lescurette - Posté le 5 avril 2013 à 11 h 43 min

Un peu FACILE de taper sur les Corses. Va-t-on vers un Corsebashing ?

Posté par chico - Posté le 22 avril 2013 à 10 h 03 min

Ce cas Corse illustre à merveille le Principe de Peter !

Posté par Dupontel - Posté le 29 avril 2013 à 13 h 33 min

Elle était rangée parmi les nulles à Paris 8, qui les compte par centaines. A Corte, elle est parvenue à se faire élire par l’intelligentsia locale. Ca donne une vague idée du niveau des crapules et des reptiles qui constituent cette intelligentisia. Quand on songe qu’ils sont nos pairs, ça donne de quoi à réfléchir. En effet, que fait donc le Ministère???

Posté par J. Walberg - Posté le 30 avril 2013 à 10 h 17 min

La fermeture de cette université, le licenciement des incapables dont elle regorge seraient des mesures de salut public. Quand on pense que ces bras cassés sont payés, et qu’ils le sont au même tarif que les collègues de Pierre-et-Marie Curie ou de Paris Diderot !!!! Cette affaire n’est pas moins scandaleuse que Descoings.

Posté par gab - Posté le 11 décembre 2013 à 21 h 31 min

À voir votre blog, je ne rencontre que rancoeur, mépris, amertume, haine. Vous devriez faire quelque chose, je ne sais pas, prendre des vacances, fumer une cigarette, consulter. À la fin, toute cette rancoeur va vous porter sur l’estomac !

Posté par Fred - Posté le 9 janvier 2014 à 19 h 59 min

Francine Demichel et l’université de Corte… un peu facile, mais toujours drôle! Savez-vous que la Corse compte aussi 4 aéroports dont 3 sont internationaux?

Posté par kakou - Posté le 7 juin 2014 à 22 h 27 min

mais cette université délivre un diplôme de généalogiste en licence pro

Posté par kakou - Posté le 7 juin 2014 à 22 h 28 min

oui mais la seule université a délivrer un diplôme de généalogiste

Posté par Tasciatta - Posté le 26 février 2016 à 17 h 55 min

Magnifiques commentaires de la part d’ universitaires! Visiblement lorsque tout ce beau monde parle de crapules, de reptiles, de chèvres et d’ânes c’est en connaissance de cause.
Vous êtes racistes et pédants.. bref, de vrais trous du culs.

Posté par Azazel - Posté le 21 juillet 2016 à 8 h 07 min

“… corse, langue adossée à autant de locuteurs que l’arachnéen.” – Euh… L’Araméeen, plutôt, non ?

Posté par MATT2B - Posté le 12 juin 2017 à 12 h 08 min

Encore de bons racistes anti-corse, ici, je vois….
Mais, continuez, bandes de dégénérés, à vous moquer de nous….
Comme on dit chez nous: Ciò chi ùn tumba ingrassa!!!!

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