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Il faut sauver les profs des prépas ! Il en va du salut du pays.

Publié le : 2 décembre 2013 - Mot Clés : , , , , , ,

Allo ! Allo ! L’élite de l’enseignement supérieur français s’adresse à l’élite des étudiants français. Les professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) s’adressent à leurs étudiants.

A cette heure, un spectre hante en effet la petite bourgeoisie intellectuelle française : la disparition des classes préparatoires. Les résistants ne font pas dans l’euphémisme : « la fin de la prépa, ce sera pour beaucoup la fin de la France »[1]. Rien que ça !

Ils sont 8000 enseignants en CPGE à s’être glissés dans l’enseignement supérieur français sans avoir, pour la majorité d’entre eux, l’unique titre qui de l’université de Cambridge à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, de la Frei Universitat de Berlin à la Bocconni à Milan, autorise à jouer dans  cette division d’honneur: un doctorat, autrement dit un chef d’œuvre supposé être, dans toutes les disciplines, un travail personnel et critique, fruit d’un longue marche solitaire et obstinée (entre 3 et 6 ans) aspirant à repousser les limites du savoir dans le domaine concerné. Faute d’avoir subi l’épreuve de la thèse, puis de s’être battus à coups de publications scientifiques régulières avec leurs pairs situés sur un planisphère, les professeurs de CPGE se rengorgent d’avoir réussi, eux, un concours inepte, intraduisible dans aucune autre langue: l’agrégation. Lisez un modèle de conformisme où, sur un sujet donné, vous régurgitez une année de bachotage et où, devant un jury sorti du même moule et franchouillard en diable, vous vous livrez à un exercice de rhétorique morte. Est-il besoin de préciser que ce concours stérile est inconnu au Canada, en Suède, en Suisse, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, etc. Bref, dans tous les pays où l’enseignement supérieur est pris au sérieux par les gouvernants et les responsables économiques. A ma connaissance, aucun de ces pays, qui disposent tous d’un enseignement supérieur dont on nous dit qu’il serait plutôt excellent comparé au nôtre et vers lesquels convergent nos étudiants ambitieux et nos meilleurs enseignants-chercheurs, envisagent CPGE et agrégation.

A les écouter geindre, nos professeurs de CPGE prépareraient rien moins que l’élite du pays : un professeur de Louis-le-Grand de s’écrier : « Nous formons l’élite des ingénieurs, vitaux pour l’économie française ». A voir l’état de l’économie française, on s’interrogera sur cette élite d’ingénieurs passés par le moule des CPGE. Sans doute aurait-il été plus profitable à « l’économie française », qui inquiète à juste titre cet enseignant, qu’au sortir du bac et pendant deux ans notre future « élite » aille se frotter aux étudiants britanniques, suisses ou allemands, et nous revienne plus ouverte et moins arrogante.

A ces professeurs persuadés fabriquer l’ « élite française », on objectera que même cette mission qu’ils revendiquent ils la remplissent mal, un étudiant en « grande école » sur deux est aujourd’hui issu de la filière universitaire. Faillite de ces CPGE d’autant plus éclatante que leurs étudiants, supposés les meilleurs au plan scolaire, bénéficient d’un maternage comme aucun étudiant en faculté n’en rêve seulement. Et notamment de près 920 000 heures de bachotages individuels, les colles, cette mise en jambes en vue de l’examen qui donne accès à la rente.

Ne nous y trompons pas : c’est bien dans les CPGE que se fabriquent les ânes qui nous gouvernent : ni imagination, ni inventivité, ni pensée personnelle, rien ! Du conformisme pur et dur, le tout enrobé d’une hallucinante suffisance. Ecoutez-les, ces anciens X et autres énarques, tous encore passés par les fameuses CPGE, qui pontifient sur n’importe quel sujet, quand ils ne plagient pas sans scrupules les savants travaux d’universitaires dont les noms leur sont inconnus. En réalité, ils singent la démarche de leurs profs de CPGE qui, eux, ne publient rien, pour piocher dans ce qu’usinent les universitaires.

 

Au vrai, Vincent Peillon joue petits bras. Dans un moment de crise, il convient en effet de tailler dans les dépenses inutiles, ce que sont les CPGE. Dans l’immédiat, Peillon devrait supprimer les colles, ces heures supplémentaires qui sont un autre scandale. Par avance, je jubile à lire les arguments que vont fourbir les professeurs de CPGE pour justifier leur maintien : nos post-lycéens, vous comprenez, en ont besoin ! Ah, oui ? Et pourquoi donc ? N’affirmez-vous pourtant pas que ces lycéens sont déjà les meilleurs quand ils débarquent dans vos lycées ? Dès lors, qu’est-ce qui justifie, du point de vue non pas de votre salaire mais des étudiants, qu’une dose d’EPO supplémentaire leur soit nécessaire dans la perspective des joutes où ils s’affronteront avec nos étudiants « nuls », ceux qui, masse ignorante à vos yeux, s’entassent dans nos universités ? La suppression des colles est une mesure de simple équité par rapport aux étudiants qui n’en bénéficient pas. Cette mesure représente une économie de 73 millions d’euros. Et à  imaginer que Vincent Peillon sanctuarise ces 73 millions, que cette manne soit alors utilisée pour consolider le savoir des collégiens et lycéens qui ont réellement besoin d’un tutorat pour n’en avoir jamais eu,  et qui croupissent dans les banlieues abandonnées où se prépare la guerre civile. Biberonnés par des parents qui n’ont pas été avares de soutiens intellectuels et conseils stratégiques, les fils et filles de profs qui hantent les CPGE n’ont nul besoin de ce régime survitaminé.  

Au lecteur attentif n’aura pas échappé qu’à aucun moment, je n’ai évoqué le scandale salarial qui veut qu’un professeur, expert en gavage et correction de copies, puisse gagner davantage qu’un enseignant-chercheur en université qui, lui, cherche (ou est supposé le faire, mais c’est là un autre problème que je n’esquive pas), publie, et dont le savoir est reconnu par ses pairs dans les universités du monde. Et dont les travaux servent justement de base aux professeurs des CPGE pour la préparation de leurs cours ! En France, « cette terre de médiocrité où le talentueux et le savant sont pourchassés », (dixit un prof de classe préparatoire, qui s’auto-proclame « talentueux » et « savant » ??)[2], les vulgarisateurs gagnent davantage que les inventeurs ! Et puis à tous les professeurs surmenés de CPGE qui nous disent travailler 80 heures par semaine, le renoncement aux colles leur permettra de souffler un peu. Car j’ai grand souci de leur santé.

 




[1] Propos rapporté par Marie-Estelle Pech, « La rébellion des profs de prépas », Le Figaro, 29 novembre 2013.

[2] ibid

Vos avis et commentaires

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Posté par Arturo - Posté le 2 décembre 2013 à 12 h 32 min

Les CPGE ne servent qu’aux profs, pour y promouvoir leurs enfants. L’impact néfaste de cette filière se mesure dans ce qui en sort et qui peuple les fameuses grandes écoles françaises. On ne cesse de gémir sur le conformisme de ces diplômés, qui tuent la France pour de bon, mais on ne fait pour s’attaquer au mal.

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 12 h 56 min

Quand je vois le niveau de ce texte je suis bien content que l’auteur n’enseigne pas en CPGE : il se ferait démolir intellectuellement par ses étudiants.

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 13 h 07 min

Je vais quand même suggérer à l’auteur de se pencher sur le nombre de médaille Fields de la France, je pense que malgré son caractère obtus il constatera que la France est le meilleur pays au monde par habitant en recherche mathématique … Bizarrement c’est aussi le pays dans lequel tous ces médaillé ont étudié en maths sup … Vous savez ces classes qui, selon ce même auteur, ne peuvent “fabriquer” de chercheurs puisqu’on n’y côtoie des enseignants qui, oh scandale !, n’ont pas tous une thèse de doctorat et ne font pas de recherche. Comme c’est bizarre non ?
Vous pouvez aussi vous pencher sur le cas des prix nobels de physique …Ils ont tous fait une maths sup aussi … Quelle horreur !!! Comment ose t-on leur donner le Nobel ??? Avec de si mauvais profs c’est impossible !!! Décidément l’auteur de ce texte n’a pas peur du ridicule…

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 13 h 12 min

Ah oui et pour vraiment vous enfoncer encore plus, parce que je suis sans pitié, je vais vous montrer les salaires des professeurs du secondaire dans ces fameux pays qui vous servent d’exemple dans votre texte si mal écrit : http://fr.myeurop.info/2013/09/18/r-mun-ration-des-profs-en-europe-de-400-8000-par-mois-12247

Voila, je vous laisse maintenant répondre à la question : sont-ce les professeurs de CPGE qui sont trop bien payés ou bien les universitaires français qui ne le sont pas assez ?
J’avoue que pour une intelligence aussi limitée la question est difficile, mais comme je suis généreux, je vous laisse le temps d’une thèse (entre 3 et 6 ans) pour y répondre ..

Posté par Monsanto - Posté le 2 décembre 2013 à 15 h 00 min

Ca y est, on voit la corporation qui nous ressert les médailles Fields. Ils nous les ressortent à toutes les sauces. Maths mis à part, et encore est-on certain que les médaillés doivent tout aux CPGE, pour le reste, ça sert à quoi les CPGE? Et sur les colles, pourquoi ne répondent-ils pas ? La Cour des comptes a mis à jour qu’ils se goinfraient d’heures complémentaires, et pourtant ils ont un salaire de base correct, ce qui ne les empêche pas de faire des ménages. L’article paru dans le Monde de samedi-dimanche indiquait que pour mieux se goinfrer, ces stakhanovistes font bachoter trois gamins de front! Bravo. Le fric, vous disais-je, le fric, y a que ça qui compte. Le coup de la médaille Fields, réservez-la pour les gogos.

Posté par G. Lefait - Posté le 2 décembre 2013 à 15 h 02 min

Les Fields, leurs médailles ils les doivent aux maths-sup ou aux cours qu’ils vont suivre en université, côtoyant la plèbe ignare ? S’attribuer les médailles Fields, c’est un peu gros de café, non?

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 15 h 07 min

Visiblement vous êtes faibles en raisonnement sur ce blog, à l’image de celui qui le tient, en effet vous ne voyez pas de contradiction entre affirmer que les CPGE nuisent aux qualités en tant que futurs chercheurs de leurs élèves et le fait que TOUS les nobels et médaillés Fields sortent de ces classes …
Et vous dites tous que les CPGE sont uniques au niveau international mais personne ne fait la corrélation avec le niveau unique des mathématiciens français … Alors soit vous avez les neurones un peu mous, soit vous êtes de très mauvaise foi … Sincèrement j’hésite entre les deux !

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 15 h 10 min

Et visiblement concernant les heures supplémentaires vous ne connaissez rien au fonctionnement des CPGE puisque ces heures sont imposées par le service de ces classes. Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et d’autre part le niveau intellectuel ici est bien trop faible pour que je m’y attarde trop …

Posté par Francois Garçon - Posté le 2 décembre 2013 à 18 h 42 min

@ Mipo: Désolé qu’il vous ait fallu vous abaisser pour entrer dans la communauté de ce blog. Reste l’essentiel: vous n’êtes pas chercheur, vous ne publiez rien, votre valeur ajoutée se limite à enseigner. En clair, vous n’avez rien à faire dans l’enseignement supérieur. Vous êtes un vulgarisateur, votre place est au lycée. Vous parasitez le travail de recherche des mathématiciens universitaires. Il me paraît anormal que votre salaire soit supérieur à celui d’une médaille Fields qui, vous l’aurez noté, n’enseignent jamais en CPGE: le conformisme qui y règne leur semblerait-il stérile? Cette stérilité vous aurait-elle échappé? Cher Mipo, c’est en université qu’exercent vos Fields, pas dans l’usine à bachotage où vous empilez les heures complémentaires, à des hauteurs qui ont fait tremblé la Cour des comptes et consterné les universitaires qui, pour certains, travaillent réellement 80 heures par semaine sans refacturer leur établissement au-delà de la dixième heure…

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 19 h 14 min

Je suis en effet tombé au fond de l’abîme de la pensée …. Je vous signale d’une part que ma valeur ajoutée en enseignant est sans doute beaucoup plus élevée que la votre avec vos “recherches” aux vues du niveau de votre “pensée”, si tant est que l’on peut qualifier cela de “pensée”.
D’autre part, je ne vulgarise pas .. Donc vous n’y connaissez vraiment rien du tout …. Et ensuite j’enseigne des concepts qui s’apprennent jusqu’au deuxième cycle de l’université .. Bien sûr je l’enseigne de manière bien plus rigoureuse donc je ne vois pas trop ce que les lycéens ont à voir la dedans. “Mes” Fields sont heureux d’avoir échappé à l’université vous savez, et retournent fréquemment faire des conférences dans leurs anciens lycées comme à Louis Le Grand desquels ils gardent d’excellents souvenirs ! Enfin je vous conseille d’augmenter le niveau intellectuel de vos contributions, vous suintez l’envie et l’orgueil, alors que visiblement vous n’en avez pas les moyens. Si les professeurs de CPGE avaient voulu faire carrière à l’université, nombreux d’entre vous n’auraient pas eu de postes; donc estimez vous heureux.

Posté par François Garçon - Posté le 2 décembre 2013 à 20 h 09 min

@Mipo: vous ne répondez pas à la seule question qui vaille et qui démonétise toute votre argumentation: pourquoi vos médailles Fields n’enseignent pas en CPGE, mais en université ? Pourquoi ?

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 20 h 33 min

Vous avez un niveau de logique proche du néant; le fait que les médaillé Fields n’enseignent pas en CPGE signifie pour vous que la formation en CPGE est mauvaise ? Alors que ces mêmes médaillés sont issues des CPGE ? Vous raisonnez d’une manière troublante …
Les médailles Fields enseignent à un niveau qui valorise leurs savoirs, c’est à dire en troisième cycle ou au collège de France ou séminaires …
Il serait absurde pour un médaillé Field d’enseigner en CPGE !
Vous n’avez jamais remarqué que la plupart des professeur d’universités en mathématiques ou physique ont fait une CPGE puis normale sup et ne sont jamais passés par la fac sauf pour leur thèse qu’ils ont fait auprès d’autres professeurs issus des prépas … ?
Pour un médaillé Field voila ce qui existe : CPGE, Normale Sup, Doctorat. Logiquement il va enseigner à Normale Sup ou en doctorat qui correspondent davantage à son niveau où il accueillera les brillants étudiants venant de prépa. Ce sont les prépa qui ont créés ces médaillés … c’est cette spécificité française qui rend la france si forte en maths ou physique. Alors vous, vous êtes “historien”, vous n’y connaissez rien en maths ou physique, et pourtant vous voulez supprimez les prépas alors que la majorité de celles ci sont scientifiques : on admire à quel point vous donnez des avis facilement sur des domaines que vous ne connaissez pas du tout, cela dénote un manque de rigueur intellectuel abyssal, cela fait peur concernant le niveau des universitaires en France … Vous devez vraiment remercier chaque jour les profs de CPGE de vous avoir laissé votre place …

Posté par Mouloud - Posté le 2 décembre 2013 à 20 h 53 min

Chers amis, ne tombons pas dans le piège du gouvernement qui cherche à monter une catégorie de fonctionnaires contre une autre… Serrons-nous au contraire les coudes et exigeons que ceux qui paient soient ceux qui ont mis ce pays sur la paille: les intellectuels marxisants, les ministres incapables, les syndicalistes irresponsables et bien sûr les margoulins de la finance. Cela dit en passant, que des vulgarisateurs reçoivent plus que des chercheurs ne m’étonne absolument pas, et s’en offusquer serait faire preuve d’une belle naïveté ou de mauvaise foi caractérisée. Savez-vous ce que gagne un traducteur et ce que gagne l’auteur du même ouvrage ? Et vous trouvez cela juste ? Moi non plus. Voilà pourquoi bon nombre d’universitaires dans les sciences humaines traduisent et ne font plus de recherche, ou… Font passer des colles en prépa. Et à ce propos, je rejoins FG: il faut supprimer tout ce qui permet de cumuler, comme le CNU, la double casquette prof de prépa / prof à science po (cf la latiniste citée dans Le Monde, prunier machin) et bien sur les infâmes heures supplémentaires.

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 22 h 38 min

” bien sur les infâmes heures supplémentaires.” On se croirait dans une secte ….

Posté par mlpo - Posté le 2 décembre 2013 à 22 h 56 min

Au fait François Garçon comme vous pensez apporter une très grande valeur ajoutée par vos “recherches”, pouvez vous nous expliquer pourquoi l’institution ne vous a pas fait l’honneur de vous nommer Professeur après une si brillante carrière ? Peut être que des gens compétents (qui ont fait prépa) ont jugé que votre contribution n’était pas d’assez haut niveau pour cela …

Posté par Francois Garçon - Posté le 3 décembre 2013 à 7 h 50 min

@Mipo: pourquoi je ne suis pas “passé” prof? C’est une excellence question. Sans doute parce que je suis un universitaire médiocre. Mais à la différence d’un prof de prépa, je suis médiocre, sans doute comme un très grand nombre d’entre eux, mais je perçois aussi un salaire médiocre. Environ moitié de ce que je découvre dans le rapport de la Cour des comptes concernant vous et vos collègues. A médiocrité égale, je trouverai équitable que les salaires se rejoignent. Et par pitié, cessez de me bassiner avec vos médailles Fields: combien d’inventeurs, entrepreneurs, créatifs sortent des vos fameuses prépas? A quoi servent vos “grandes écoles” à la française que vous avez alimenté en premiers de classe à la française pendant 1/2 siècle ? Attendez de découvrir les résultats Pisa en maths, demain, et posez-vous la question: à quoi servez-vous ? A fabriquer une star tous les deux ans! C’est cher payé. Vos compétences pédagogiques, allez-les mettre au service de ceux qui en ont besoin, pas au service des fils et filles de profs qui engorgent vos prépas.

Posté par Franklin Roosevelt - Posté le 3 décembre 2013 à 8 h 00 min

Incroyable la suffisance de mipo: le bonhomme, qui reproche à ses contradicteurs d’être sectaire, se vit lui comme membre d’une élite. Il faudrait pourtant qu’il comprenne que la réussite à un concours, ce à quoi il entraîne ses lycéens, ne témoigne de rien d’autre que d’avoir réussi une épreuve normée,cadrée. C’est un exercice non inventif, non créatif, mort. Un exercice bureaucratique. Or au niveau supérieur, on doit chercher à favoriser l’innovation, ce que font les universités dans le monde entier. Par universités, j’entends celles du Top 100 dans les classements de Leiden, THE, Shanghai, etc.

Posté par Philippe Maur - Posté le 3 décembre 2013 à 8 h 11 min

@MIPO: concernant la médiocrité de Garçon, j’observe que ses deux derniers ouvrages ont été préfacés le premier par Pommerol, ancien président de Jussieu (Paris 6), meilleure université française scientifique selon les classements internationaux, et le second par Philippe Gillet, normalien, ancien directeur de l’ENS Lyon et actuellement vice-président de l’ EPFL, meilleur établissement scientifique (moins de 50 ans) par le Times Higher Education. Se pourrait-il que ces deux scientifiques aient été abusés par le médiocre Garçon, celui dont vous dites qu’il ne résisterait pas cinq minutes devant les étudiants de la CPGE de M. Mipo ? M. Mipo, puisque vous vous interrogez sur celui qui parle, et d’où il parle, vous devriez adopter une vraie démarche scientifique, celle du chercheur universitaire et aller au fond des choses. Là, il vous suffisait de lire la couverture des ouvrages de Garçon. Et à partir de cette découverte, vous vous demandiez, mais à qui ai-je affaire ? Telle est la démarche du chercheur, que vous ne pouvez pas comprendre, car chercheur vous ne l’êtes pas.

Posté par Mouloud - Posté le 3 décembre 2013 à 8 h 31 min

Peut-être la question qu’il convient de se poser est celle de l’hypocrisie et la lâcheté du système français, acculé par les gauchistes de tout poil, et qui confond méritocratie avec système à double vitesse. Il y a aussi un refus propre aux nations qui ont nourri les tyrans de considérer Napoléon, à l’origine de l’ENS (en cela un héritier fidèle de l’Ancien régime), comme çe qu’il est vraiment, à savoir le fondateur d’une nouvelle aristocratie, bien plus mensongère celle-là. Nul besoin d’aller lorgner du côté de Bourdieu pour voir que le pouponnage d’une élite à partir de critères foncièrement contestables ruine la démocratie. Vincent Peillon veut refondre le système éducatif français : voilà une tâche louable, mais combien de ses prédécesseurs ont tenu le même discours. Quant aux médailles Fields, rien ne prouve que les mêmes étudiants n’en auraient obtenues après des études universitaires, à condition, naturellement qu’il existe un système similaire d’accompagnement que dans les CPGE.

Posté par Mouloud - Posté le 3 décembre 2013 à 8 h 37 min

Il n’est pas de pire système qui refuse de s’adapter aux impératifs de son époque, et se cache derrière le paravant des “nobles traditions culturelles”.

Posté par Mouloud - Posté le 3 décembre 2013 à 8 h 41 min

Quant à la question de savoir pourquoi FG n’est toujours pas professeur, la réponse est simple: l’idéologie marxisante qui règne aussi sein des CNU en sciences humaines. Comment, un chercheur de droite? Jamais de la vie dans notre belle université. Une tumeur propre malheureusement tout aussi bien aux universités américaines — surtout les publiques s’entend.

Posté par François Garçon - Posté le 3 décembre 2013 à 10 h 30 min

@Mouloud: vous me rangez parmi les universitaires de droite, contre qui je me suis battu jusqu’au Tribunal administratif. Je ne me reconnais aucun lien avec eux. Je me définis comme libéral, substantif que les Français accolent généralement au fascisme, nazisme, polpotisme, totalitarisme, etc.

Posté par Chrétien - Posté le 3 décembre 2013 à 11 h 46 min

Hélas, le libéralisme et la droite sont synonymes pour bon nombre de Français. Aux yeux de la clique du CNU, vous êtes indubitablement plus un homme de droite (au sens large) que de gauche. Je donne raison à Mouloud sur ce point.

Posté par Chrétien - Posté le 3 décembre 2013 à 11 h 47 min

PS Jean-Robert Pitte, un de vos amis, n’est-il pas classé à droite ?

Posté par François Garçon - Posté le 3 décembre 2013 à 13 h 22 min

@Chrétien: vous connaissez donc mes amis ? J’apprécie que vous n’y rangiez pas Béria, Pol Pot, Goering, Kim Il Sung, Je l’ai échappé belle!

Posté par mlpo - Posté le 3 décembre 2013 à 14 h 47 min

@Chrétien
Vous imaginez le CNU qualifier qq aux fonctions de professeur quand ce qq a publié un livre qui conchie ce même CNU ? Moi non.

Posté par Francois Garçon - Posté le 3 décembre 2013 à 16 h 48 min

@Mipo: le dépit vous amène à ne plus penser du tout: qualifié en 1999, je publie Le dernier verrou en 2012. Vous êtes matheux, je crois: 2012-1999, ça fait combien ? Treize ans, bravo Mipo! Ce qui me laisse le temps de noter la nuisance de cette engeance qu’est le CNU découverte une fois dans la forteresse, et le temps d’écrire la seule étude exhaustive sur tous ses composants, étude à charge qui compromet promotion et primes (les primes, ça, je crois que vous connaissez), étude à charge donc qu’a préfacée Philippe Gillet. Je vous dispense par ailleurs de lire l’ouvrage, car il ne vous concerne guère, vous qui enseignez au lycée et mitonnez nos futures médailles Fields.

Posté par Franklin Roosevelt - Posté le 3 décembre 2013 à 17 h 30 min

Au lieu de mitonner les “futures médailles Fields”, M. Mipo devrait s’interroger sur l’effondrement de l’apprentissage des mathématiques, tel que le révèle le Monde de ce jour qui rapporte les résultats PISA. La Bérézina! Hormis le trip narcissique, à quoi sert de fabriquer des Fields dans un pays ignare? En outre, si je comprends bien le système, sitôt médaillés, Cédric Villani mis à part, tous partent enseigner à l’étranger, aux Etats-Unis notamment! Fabuleuse mécanique, que cet enseignement supérieur français. On fabrique à prix d’or des types qui filent à la concurrence sitôt leur mérite reconnu. Et pendant ce temps, pendant que l’autre nous prépare les médailles Fields, dans les banlieues, ils préparent les cocktails Molotov. Quel gâchis!

Posté par Voltaire - Posté le 3 décembre 2013 à 18 h 30 min

Le Garçon me semble en forme !

Posté par mlpo - Posté le 3 décembre 2013 à 20 h 15 min

Alors je cite François Garçon ce défenseur des chercheurs et des universitaires , ce thuriféraire des docteurs :

“Et par pitié, cessez de me bassiner avec vos médailles Fields: combien d’inventeurs, entrepreneurs, créatifs sortent des vos fameuses prépas? ”

Je suis impressionné par le respect que vous vouez aux plus méritants d’entre eux … Donc en fait, je viens de comprendre, pour vous un “chercheur” c’est un “entrepreneur”, un “créatif” …. Vous savez pour être un entrepreneur ou un créatif il n’y a même pas besoin d’avoir le brevet des collèges, cela ne veut pas dire que je ne les respecte pas, mais cela veut dire que votre pensée est INCOHERENTE. D’une part vous prétendez vous faire le défenseur des Bac+10 chercheurs au CNRS et d’autre part vous méprisez les meilleurs d’entre eux pour célébrer les “entrepreneurs” ! Magnifique tour de passe passe ! Mais comment faites vous pour être CREDIBLE ? En fait, vous avez une petite cour d’endoctrinés sur ce blog qui acclame leur gourou quoi qu’il dise sans s’apercevoir qu’il dit tout et son contraire dans le seul but d’entretenir sa gloriole …

Posté par Voltaire - Posté le 3 décembre 2013 à 20 h 48 min

Je crois qu’il est temps de prendre un peu de vacances, M. Mipo. Comme vous l’avez probablement constaté, c’est Noël dans trois semaines.

Posté par mplo - Posté le 4 décembre 2013 à 16 h 03 min

A quelques années de la retraite, M. Garçon une âme de guérilléro… exactement comme Mélenchon, dans un autre registre. L’art de cracher dans la soupe érigé en système.

Posté par Fusselier - Posté le 5 décembre 2013 à 7 h 55 min

Les profs de prépa peuvent être fiers: ils fabriquent des médailles Fields, quand, dans la matière en question, la France se situe au niveau du Ghana selon le classement PISA. Et ils vont avoir le front de dire que ça n’a rien à voir. Eux fabriquent l’élite, celle qui se voie. Qu’ils sachent que cette élite est mortifère, qu’elle n’a aucune utilité dans un champ de ruines. Le million d’heures de colles dont se gavent ces profs, qu’ils aillent les donner en banlieue, chez ceux qui en ont vraiment besoin. L’URSS fabriquait des Fields à la pelle, ça n’a ni servi à maintenir le régime en place, ni ne l’a empêché de s’effondrer et dans quel état. Les profs de prépas jouent les vierges effarouchés: seules les heures complémentaires les motivent. Quand on songe qu’ils gagnent plus qu’un prof en fac ! La lettre de l’AEF, hier, dévoilait que seulement 38% des prépas intégraient une grande école. Non seulement, Garçon a raison de dénoncer le gavage dont ils sont l’objet, mais ils ne sont même pas meilleurs que les “cancres” qui pullulent en fac ! Fermons les prépas !!!

Posté par Descartes - Posté le 6 décembre 2013 à 9 h 55 min

Il y a le problème des prépas, c’est certain. Un problème beaucoup plus grave sont les 180 000 jeunes qui déboulent hors de l’école à la fin de la 3ème sans savoir ni lire ni écrire. Vous parlez de “guerre civile”. C’est en effet celle qui se prépare, le jour où l’on ne parviendra plus à financer les RSA et autres analgésiques à destination des ces populations incapables de travailler, de se soumettre à une contrainte ne serait-ce qu’horaire. Vous avez partiellement raison: plutôt que de se glorifier de fabriquer des médailles Fields, votre contradicteur devrait avoir à coeur d’aller vers les enfants qui n’ont peut-être pas été mis au contact des meilleurs profs, ce que revendiquent être les professeurs de CPGE.

Posté par stronz - Posté le 6 décembre 2013 à 13 h 08 min

Ce qu’il faut retenir: les profs de CPGE travaillent comparativement peu (petite charge d’enseignement, comparée à celle des profs de terminale), sont exténués mais accumulent les heures complémentaires (le principe de non contradiction leur est inconnu), viennent au secours d’élèves qui n’ont aucun besoin de soutien pédagogique. Donc, trois bonnes raisons pour que Peillon applique des mesures de bon sens et d’équité. Logiquement, à ce niveau, fusent les vocables “populiste!” ou encore “Démagogue!”.

Posté par khidje - Posté le 6 décembre 2013 à 17 h 00 min

Eh oui, il y a des gens comme ça, qui peuvent écrire sans rien savoir de ce dont ils traitent, et sans d’autre argument qu’une haine qui suinte de chaque mot. C’est plus pitoyable que tout autre chose ; pauvre homme !

Posté par blanqui - Posté le 6 décembre 2013 à 17 h 19 min

Votre argument, et le seul finalement M. Garçon (hormis un fiel qui vient dont ne sais-où), est assez terrifiant quant à la façon dont vous considérez l’université : les professeurs de CPGE n’ont pas de thèse (informez vous d’ailleurs avant de l’affirmer, ce n’est certes pas une condition, mais c’est pourtant le cas de bon nombre d’enseignants en CPGE)… mais là n’est pas l’essentiel. L’université n’est pas pour vous un lieu d’enseignement mais de recherche. je vous cite “vous n’êtes pas chercheur, vous ne publiez rien, votre valeur ajoutée se limite à enseigner. En clair, vous n’avez rien à faire dans l’enseignement supérieur. Vous êtes un vulgarisateur, votre place est au lycée” (que de mépris au passage pour nos collègues du secondaire !… dont certains ont une thèse également figurez vous). On l’aura compris vous parlez (et sans savoir) du haut de votre labo de recherche rêvé, de votre tour d’ivoire sans étudiants (les étudiants de licence à peine sortis du bac, quand même quelle abomination…), d’un enseignement qui ne serait supérieur que parce qu’il ne s’abaisse pas à enseigner, ni à corriger trop de copies (non on ne fait pas dans le gavage-recrachage à l’université quand même).
Renseignez vous aussi, avant de reprendre non pas des extraits de la presse de rapports de la cour des compte, sur le salaire moyen d’un enseignant de prépa en cage littéraire puisque c’est essentiellement celle-là qui vous agace finalement. Faites cet effort d’historiens de vérification et vous vous apercevrez qu’un enseignant en cpge a un salaire de base équivalent à son collègue du secondaire, auquel s’ajoute une ou deux HSA en moyenne et effectivement des heures de colles qui lui rapportent en général 1000 à 1500 euros par an. Ne mélangez pas tout : prépa littéraires, mat sup et prépa-HEC.

Posté par aristaios - Posté le 6 décembre 2013 à 19 h 15 min

Quand on voit que l’université a fait docteur en sociologie Elisabeth Tessier, on peut légitimement s’inquiéter sur la qualité des doctorats délivrés par l’université. A la fac, je n’y ai mis les pieds que pour passer les examens compte tenu du j’men foutisme de certains de ces enseignants-chercheurs qui savent peut-être (et je n’en suis pas sur pour tous) chercher, mais ne savent certainement pas enseigner.

Posté par blanqui - Posté le 6 décembre 2013 à 19 h 31 min

Vous vous trompez de débat M. Garçon si vous jugez que les enseignants de cage sont trop payés, alors il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et interdire les heures supplémentaires du collège à la cpge, car c’est le seul élément qui fait varier le salaire d’un prof de cpge par rapport à son salaire de base qui est établi sur la base de la grille de traitement des agrégés, ni plus ni moins, et supprimer toute référence à un horaire devant étudiant ou élève. C’est bien le sens du décret, mais vous ne trouverez plus personne pour vous défendre quand on vous demandera 250 heures années devant étudiants, je le crains…
Au passage M. Garçon, effectivement j’ai bien peur que les classes prépas ne formatent et n’assèchent les esprits, j’en veux pour preuve la liste suivante d’anciens élèves de prépas qui ont bien peu publié et dont vous jugerez sans doute l’apport :
Histoire ancienne
Marie-Françoise Baslez
François Hartog
Claude Nicolet

Histoire médiévale
Dominique Barthélémy
Jean-Claude Schmitt
Colette Beaune
Jacques Berlioz
Patrick Boucheron
Geneviève Bürher-Thierry
Jacques Chiffoleau
Robert Delort
Bruno Dumézil
Jean Favier
Robert Fossier
Jacques Le Goff
Pierre Toubert

Histoire moderne
Lucien Bély
Joël Cornette
Roger Chartier
Daniel Roche
Jean Delumeau

Histoire contemporaine
Nicolas Werth
Bruno Cabanes
Jean-François Chanet
Bernard Droz
Olivier Faron
Jean-Marie Mayeur
Pierre Mélandri
Pierre Nora
Mona Ozouf
Antoine Prost
Madeleine Rébérioux
Henry Rousso
Michel Winock

liste non-exhaustive ….

Posté par blanqui - Posté le 6 décembre 2013 à 19 h 33 min

historiens et historiennes dont vous jugerez sans doute l’apport à l’historiographie dérisoire

Posté par ftytf - Posté le 6 décembre 2013 à 19 h 53 min

Oh, mais ça ne sentirait pas un peu la rancoeur et le jalousie, c’t’ article?

Sachez, Monsieur, que, professeur de CPGE, un doctorat, j’en ai un, et de la recherche, j’en fais, mais que contrairement à vous, j’en fais la nuit sur mon temps de sommeil.

Sachez aussi que la plupart des professeurs de CPGE sont solidaires des problèmes que connait l’université. Mais avec un tel article vous ne leur donnez aucune envie de vous soutenir !

Posté par Alexandre Bande - Posté le 6 décembre 2013 à 20 h 02 min

Affligé par un tel niveau de prétention et de bassesse intellectuelle, enseignant en CPGE, DOCTEUR en histoire et AGREGE (c’est déjà mieux que vous visiblement) je suis passé par PARIS I où j’ai la chance, je dis bien la chance d’avoir bon nombre de VRAIS professeurs issus des CPGE, normaliens ou non.
Quelle honte d’imaginer que PARIS I puisse vous avoir pour chercheur..
A priori, à vous lire, notre ministre a au moins réussi quelque chose (c’est bien la seule) accentuer les clivages, les rancoeurs et les mesquineries entre les enseignants… vous lisant, je me demande si c’est comme cela qu’il faut vous qualifier…

Posté par Sortirdesabulle - Posté le 6 décembre 2013 à 20 h 42 min

Qu’il puisse y avoir des arguments contre les classes préparatoires, c’est une chose que j’admets. Même avoir un tel manque de recule sur certaines choses, je trouve cela extraordinaire. Il est bien plus facile d’avoir un doctorat que l’agrégation (après, faire une bonne thèse, c’est autre chose).

Un enseignant en CPGE, agrégé et docteur.

Posté par patrickL - Posté le 6 décembre 2013 à 21 h 33 min

Je suis un ancien étudiant de faculté et croyez moi, les enseignants chercheurs considèrent leur tâches d’enseignement comme un véritable boulet : retards, absences, manque d’accessibilité.
Ils se consacrent à leurs pseudo-recherches
Etudier en fac est un parcours du combattant qui ne peut être surmonté que grâce à une farouche volonté de réussir
J’ose espérer qu’au moins les profs de prépa encadrent un peu mieux leurs étudiants.

Posté par franco de port - Posté le 6 décembre 2013 à 23 h 04 min

Quatre remarques.
1) ce sujet a déjà créé plus de réponses que tous les autres, sur ce blog comme sur les autres. C’est un signe en soi d’une grande singularité française. Personne en dehors de la France ne sait ce qu’est une CPGE.
2) L’argument selon lequel les CPGE produisent des médailles Field et autres grands historiens est débile. Les CPGE recrutent les meilleurs élèves et parmi eux se trouvent en effet beaucoup de futurs chercheurs, écrivains, etc. Mais les CPGE les ont-elles “formés”, et mieux que ne l’aurait fait un système universitaire plus ordinaire? Mipo, un avis sur le sujet?
3) L’une des choses que les CPGE n’enseignent pas est la recherche — alors même qu’en effet leurs enseignants ont souvent des thèses.
4) La dualité CPGE/universités est terriblement coûteuse, budgétairement et démocratiquement. L’objectif de tous les gens raisonnables aujourd’hui est de trouver rapidement les voies d’hybrider ces deux systèmes, dans le but de faire réussir plus de monde et de créer des élites plus larges, plus diversifiées, et plus formées à la recherche, à moyens constants. En ce sens la mesurette de M. Peillon n’est pas dénuée d’intérêt.

Posté par franco de port - Posté le 6 décembre 2013 à 23 h 10 min

encore une remarque: l’une des raisons pour lesquelles ce blog est diablement divertissant est que les notions de droite et de gauche y explosent tous azimuts à chaque débat. Continuez dans cette voie, petit Garçon.

Posté par latigr - Posté le 7 décembre 2013 à 21 h 50 min

Je ne vois pas en quoi ce que vous appelez la mesurette de M. Peillon fv=avoriserait l’hybridation des systèmes CPGE/ université. Rappelons tout de même que l’objectif avoué est d’a

Posté par latigr - Posté le 7 décembre 2013 à 22 h 04 min

(la machine envoie plus vite que je ne le souhaite). Je reprends donc: l’objectif avoué est d’apporter des subsides aux ZEP, et non aux universités, qui ne verront pas leurs moyens améliorés.
Ensuite, dire que les CPGE n’enseignent pas la recherche me semble assez peu pertinent: dans ces classes, on enseigne aux étudiants des bases à partir desquelles construire leur réflexion; et , précisément, à construire ensuite solidement cette réflexion. On peut être un penseur original, mais si l’on ne sait pas ce qui a existé avant soi, ni comment faire en sorte que sa réflexion soit entendue, cela n’aura aucun résultat.
Enfin, je suis assez d’accord sur le fait que les médailles Field ne prouvent pas l’efficacité des CPGE. En effet, les médaillés sont des gens d’exception. En revanche, enseignant dans une petite prépa d’une petite ville de province, je sais que nous permettons à nombre d’étudiants de suivre un cursus universitaire qui ne leur aurait sans doute pas été aussi ouvert autrement.
(et suite à l’envoi qui s’est fait de façon intempestive, je corrige “fv=ariserait” en “favoriserait”).

Posté par professeur en HK cherbourg - Posté le 8 décembre 2013 à 8 h 41 min

J’ai fait une hypokhâgne et une khâgne, où j’ai eu l’impression de découvrir tout un monde de la culture (au-delà de ma seule spécialité en philosophie) et d’apprendre à ordonner ma pensée; et je suis ensuite retourné à l’université pour aller jusqu’en master (pardon, je n’ai pas la thèse; juste l’agreg et le master; j’espère que ça m’autorise quand même à parler…).
L’ expérience de l’université, c’est pour moi (sauf rares cas exceptionnels) l’expérience de professeurs régulièrement absents, improvisant un cours sur leur seule spécialité sans souci de concertation avec leurs collègues et de cohérence d’ensemble des enseignements proposés, corrigeant (en prenant 2 mois à chaque fois pour rendre les copies) en tout et pour tout 2 copies dans l’année, ne lisant pas les travaux de recherche qu’ils sont censés encadrer et évaluer…

Posté par rferreol - Posté le 8 décembre 2013 à 14 h 07 min

“En réalité, ils singent la démarche de leurs profs de CPGE qui, eux, ne publient rien, pour piocher dans ce qu’usinent les universitaires.”

Voici ce que je ne publie pas :
http://mapage.noos.fr/r.ferreol/

Posté par mlpo - Posté le 8 décembre 2013 à 21 h 02 min

Je reviens sur ce que jai écrit : les prepas doivent disparaître. regardez la photo des manifestantes dans La Monde — un ramassis de petites petasses filles à papa, venues pousser la gueulante parce que le boulot ces bien, mais si on peut s’éclater entre copines, ces encore mieux. Regardez les, ces jeunes connes, qui n’ont pas encore vu la couleur d’un gland, mais elles récitent déjà Marx dans le texte… Demain côté Luxembourg, ça va mouiller grave !! Et j’y serai …

Posté par Fusselier - Posté le 9 décembre 2013 à 9 h 43 min

Un universitaire, bon ou mauvais, on sait ce que c’est: un bonhomme (ou une) qui a écrit une thèse, travail personnel, critique, long, très long parfois sur un domaine en friche. La thèse de médecine est à part. Un prof de CPGE ne fait aucune recherche. Le type qui sur ce blog brandit son article paru voilà 5 ans est tout simplement pathétique. Et qu’ils arrêtent de nous bassiner avec leur classe de 50 élèves. En fac, j’ai deux amphis de 450 étudiants en première année. Les corrections sont pour moi. Et je m’apprête à être évalué sur mes publications. Assez de ces experts en gavage qui viennent geindre. Pour l’immense majorité, qui connaissent le prénom de leurs élèves (!!) encore heureux vu le nombre d’étudiants qu’ils ont sous le nez, ils ne publient rien, ne cherchent rien, mais ont trouvé le bon moyen pour avoir de beaux salaires, les plus beaux, dans un secteur où les miséreux pullulent.

Posté par Lucifer - Posté le 9 décembre 2013 à 9 h 58 min

Nous n’avons RIEN à voir avec les profs de prépas. Ils bourrent les crânes, nous tentons de faire découvrir la science fondamentale à des élèves qui,parfois, nous écoutent. Ils sont des gaveurs d’oie qui amassent les colles, nous sommes désintéressés: les heures complémentaires ne concernent que quelques disciplines, minoritaires (archéologie). Nous n’avons donc RIEN à voir avec cette engeance mercantile que sont ces pseudo-collègues. Qu’ils aillent se faire voir.

Posté par Massey F. - Posté le 9 décembre 2013 à 10 h 45 min

En finir avec les prépas! Quand on lit les arguments de ceux qui y enseignent (qui ne font aucune recherche pour l’immense majorité d’entre eux), on se demande si on est en république ou retourné à l’Ancien Régime. Ces tacherons seraient donc l’élite du pays ! A vomir. Non contents d’être scientifiquement stériles, ils sont se sont installés dans l’étable où ils broutent les colles. Ca, ils savent le faire, nos fameuses “élites” !

Posté par G. Rama - Posté le 9 décembre 2013 à 12 h 25 min

L’article qu’il me fallait lire, avant d’aller à Nanterre !! Du coup, je me sens moins seule. Merci.

Posté par Franklin Roosevelt - Posté le 9 décembre 2013 à 13 h 24 min

@tyft: je vous plains. Vous ne dormez donc jamais ? Et toute cette énergie, dites-nous dans quel type de recherche elle est investie? Du meilleur low cost pour aller à Bali cet été? Du bon meilleur lycée pour le petit qui est en 3ème?

Posté par latigr - Posté le 9 décembre 2013 à 14 h 27 min

Vu l’élévation des débats, mieux vaut se retirer.

Posté par amortlesCPGE - Posté le 9 décembre 2013 à 17 h 54 min

Je viens de lire le rapport de la Cour des comptes : avec 8 HSA, les profs de CPGE touchent plus de 40 000 euros annuels !!! Mais c’est de la folie !!! Les types, ils ont des salaires de ministres ma parole et ils osent se plaindre ???? A MORT LES PREPAS !!!

Posté par amortlesCPGE - Posté le 9 décembre 2013 à 19 h 54 min

Est-ce qu’on connait le nombre de profs du supérieur qui donnent des colles en prépa ??? Voilà un beau moyen d’augmenter son maigre salaire qui va passer à la trappe pour ces “chercheurs” (en colles). Vas-y Vincent, mets-leur la pâtée !!!

Posté par Astérix halluciné - Posté le 10 décembre 2013 à 15 h 14 min

A leurs colles, faites devant 3 élèves, colles payées, on pourrait leur objecter nos soutenances de thèses, non payées, nos heures de réception de nos étudiants, etc. Et eux pourraient nous objecter que dès avril, à l’occasion des concours, ils se constituent le matelas d’euros qui leur permettra de partir en vacances avec l’équivalent d’un 13ème mois. Parler d’argent est de toutes manières très vulgaires, à les écouter. L’argent, c’est le bas peuple qui n’a que ce mot à la bouche. Oui, il faut supprimer les prépas!

Posté par busquet.sarko - Posté le 10 décembre 2013 à 18 h 42 min

Monsieur
je ne sais pas qui vous êtes
mais que de contre-vérités (ou de mensonges ?)
vous ne savez pas que les prag enseignent en université (agrégation, pas forcément thèse)
vous ne savez pas qu’il y a très peu de postes de chercheurs en université ? et qu’il est donc difficile d’y rester plusieurs années sans autre revenus. Comment publier alors ?
supprimer les colles en CPGE, mesure d’équité, alors que les universités en rajoutent dans leur cursus d’enseignement ?

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 10 décembre 2013 à 21 h 02 min

Cet article qui prétend défendre l’imagination au pouvoir et l’anticonformisme est en fait un condensé de clichés médiocratiques et médiacratiques d’une platitude et d’une vulgarité saisissantes. C’est du Jean-Pierre Pernaud intellectualisé, du temps de cerveau de TF1 mastérisé et doctorisé. Temps de cerveau pour la captation duquel l’auteur a travaillé pendant des lustres, au service de la finance et de la crasse publicitaire. On y retrouve ici les ingrédients de l’oligarchie mérdiatique et politique dominante en France, celle qui justement tue toute imagination et se reproduit en consanguinité. C’en est même l’archétype : la pensée d’un petit vieux de mai 1968 reconverti au néolibéralisme (avec son article dans Wikilibéral, de surcroît) et au néoconservatisme, bien enrobé dans un gauchardisme de deuxième génération.

L’admiration pour le système anglo-saxon et les frais d’inscription démentiels à l’université s’y ajoute, la platitude du “il-faut-faire-comme-partout-aillleurs”. Bref, de la pensée unique en boîte de conserve, bien calibrée et formatée, aux normes eurocratiques et estampillé ISO-9000-machin. Cet article est en fait la meilleure preuve qu’il faut préserver nos prépas. Le vrai conformisme est du côté de ce mutin de panurge, de ce faux rebelle qui nous donne des leçons. Et aussi de ce maton de panurge (pour reprendre les mots de Muray), car ce “Garçon” est un flic de la pensée.

Bien qu’agrégé et docteur, je ne suis pas passé par les prépas et je le regrette bien ; mais au moins je n’en voue pas une jalousie à vie à ceux qui ont eu cette chance, à commencer par mes élèves de terminale à qui je conseille vivement cette voie.

Posté par Cri du coeur - Posté le 10 décembre 2013 à 22 h 08 min

@ Rodolphe Dumouch: vous me paraissez un sacré guignol, vous. Avez-vous noté les préfaciers du “petit vieux de mai 1968″, vous l’agrégé et docteur? Non, car vous me semblez un peu aviné, et donc en perte de lucidité.

Posté par Alvy Singer - Posté le 11 décembre 2013 à 4 h 54 min

“Je n’ai pas passé l’agrégation, mais c’est nul”
“Je n’ai ni étudié ni enseigné en prépa, mais c’est nul”.
Donc, en gros: “Je ne sais pas de quoi je parle, mais c’est nul.”

Pour les enseignants chercheurs comme pour les profs de prépa, visiblement, on n’est pas à la hauteur du mythe.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 11 décembre 2013 à 6 h 04 min

@ Cri du cœur : je me fous pas mal de ses préfaciers… Ce que je vois, ce sont ses écrits, notamment sur la CNU, qui sont encore plus vulgarissime qu’un reportage de JP Pernaud. 100% de clichés de beaufs du niveau des commentaires du figaro.fr .

Par ailleurs, Môôsiueur n’a pas besoin de préfaciers. Il rédige sa biographie à la troisième personne avec une pompe…

Je suis probablement aviné mais au moins, c’est au meilleur vin français, pris directement chez le petit producteur bourguignon, émule de Gaston Roupnel.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 11 décembre 2013 à 6 h 14 min

@ Alvy Singer : il garde peut-être aussi un souvenir, qui lui en cuit encore, de son refus d’inscription en prépa après son bac. Il tient enfin sa vengeance, après s’être hissé par le biais du panier de crabe de la télé et des médias et après avoir écrit des torchons néolibéraux.

On connaît, dans le même genre, un petit auteur de croûtes picturales refusé aux Beaux-Arts de Vienne qui tint aussi sa vengeance après avoir écrit un torchon en prison.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 11 décembre 2013 à 8 h 06 min

Je parie 10 contre 1 que ce “cri du cœur” n’est autre que Garçon lui-même.

Posté par François Garçon - Posté le 11 décembre 2013 à 8 h 08 min

@ Dumouch: Sincèrement, je pense qu’il est temps de passer aux analeptiques, non? Autre conseil: il n’est pas recommander de boire, à jeun, le matin, avant d’aller donner cours. Et toutes ces méchancetés que vous écrivez à mon propos, qu’en pensent les préfaciers de mes deux derniers ouvrages? Songez-vous à cela ? Me voilà maintenant comparé à Hitler! Qu’allez-vous découvrir sur mon compte que ces personnes qui ont pris le risque de préfacer mes travaux ignoraient et que je tiens jalousement secret, comme vous pouvez l’imaginer ? Enfin, encore une fois, pourquoi voudriez-vous que je puisse envier votre diplôme local et franchouillard quand j’ai eu la chance de faire des études fabuleuses à Genève, puis à l’université d’Oxford. Vous connaissez Oxford ? Ca n’est pas qu’un tissu avec lequel on fabrique des chemises. Renseignez-vous. Pour en revenir à moi, et aux sentiments bien peu nobles que vous me prêtez (l’envie? la jalousie?), c’est un peu comme si Federer jalousait le 617ème joueur mondial ! ? Allons, allons, un peu de sérieux, et surtout moins d’alcool.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 11 décembre 2013 à 8 h 34 min

“c’est un peu comme si Federer jalousait le 617ème joueur mondial !”

Ça va les chevilles ?
Même moi, en me débrouillant bien, j’arriverai à passer moins inaperçu dans l’Histoire que vous… D’ailleurs, Wikipedia vous refuse votre article, il vous reste Wikiberal.

Je viens de voir certaines de vos vidéos : incapable de prononcer une phrase sans y mettre deux mots d’anglo-globish indigent pour vomir un condensé de pauvre pensée économique à la mode. C’est compulsif, comme un rot qui ponctue chaque paragraphe.

N’importe quel guignol sorti d’une école de communication de 3ème catégorie, n’importe quelle vache à lait du concours Miss France en école de marketing pourrait régurgiter ce que vous régurgitez. Le tout avec un air de sérieux en tombant la veste, le regard droit et un petit air d’autorité, comme le font si bien les charlatans. C’est cela votre imagination, votre inédit, votre travail original, votre non-conformisme ? A crever de rire. Vous confondez non conformisme et néo-conformisme.

Posté par Patrick S - Posté le 11 décembre 2013 à 17 h 11 min

Federer ? Moi ce qui me vient plutôt en vous lisant M Garçon, ô divine lumière de la Pensée, c’est Le Jean Sol Patre de l’écume des jours ou encore une grosse baudruche qu’on aurait bien envie de percer.

Posté par franco de port - Posté le 11 décembre 2013 à 20 h 55 min

Sur ce blog comme sur d’autres le sujet CPGE a engendré une logorrhée inégalée où dominent le sarcasme et l’approximation. Ça c’est un symptôme. Il montre entre autres choses que la “communauté” CPGE + universités préfère se déchirer plutôt que d’imaginer faire qqch ensemble. Pourtant je crois (je me répète) que la seule chose raisonnable à faire, et sans doute plutôt urgente, est de travailler à l’hybridation des deux systèmes.

Posté par Voltaire - Posté le 11 décembre 2013 à 21 h 09 min

Les attaques contre Garçon sont excellentes.J’adore ce climat haineux que les profs agrégés, notre élite nationale, parvient à entretenir parce que pour la première fois un type que le roi est nu. Que leur concours est une couillonnerie qui n’intéresse personne hors de France et dont le seul mérite est de fabriquer des fonctionnaires. Vive les fonctionnaires, seuls étendards de la liberté de pensée. J’en ris encore.

Posté par gab - Posté le 11 décembre 2013 à 21 h 19 min

À lire l’article, puis les réactions, me vient à l’esprit deux commentaires :
Pourquoi tant de haine ?
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
Cela s’applique bien sûr et d’abord à l’article. Mais aussi à quelques réactions…
Bah, “qui sème le vent…”
Bonne santé à tous !

Posté par Fauxrato - Posté le 11 décembre 2013 à 22 h 07 min

@ Patrick S: les contributions de Garçon ne se limitent pas à son blog. Avez-vous lu ses bouquins ou revendiquez-vous haut et fort votre volonté d’ignorance, qui renvoie à votre paresse intellectuelle. Merci de répondre: avez-vous été plus loin que les 3000 signes du blog? J’attends une réponse et une explication.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 12 décembre 2013 à 6 h 39 min

En 30 ans, depuis 1984, on a 3 publications significatives, sur le cinéma, dont une bien idéologisée sur le cauchemar de Darwin.

Le reste, ce ne sont, en effet, que des torchons néolibéraux à l’image de ce blog. Avec toujours la même obsession : baver sur les élites françaises en encenser l’hyperclasse euro-mondialiste dont il veut importer le paradigme en France. Le tout enrobé dans des propos rebellocrates, dans une posture d’avant-garde mandarine et de révolté oligarque. C’est désormais une caractéristique bien connu des petits vieux de mai 68 que de vendre leur domination et leur conformisme en les faisant passer pour des idées contestataires. Philippe Muray appelait ça les mutins de panurge et les matons de panurge.

Franchement, en 2 ans depuis ma thèse (inédite et non plagiée), j’ai déjà sorti des choses beaucoup plus originales et inventives que ce monsieur, utiles aux élèves de lycée de surcroît. Et mon dossier est très léger : la plupart des jeunes docteurs ont souvent déjà 10-15 articles à leur actif en 2-3 ans. Je me demande vraiment comment la CNU, sur laquelle il se paie le luxe de vomir copieusement, a pu qualifier ça… Il doit y avoir des passe-droits du milieu mérdiatique dans le monde universitaire, on déjà donné des doctorats à d’autres guignols télévisuels : Les Bogdannov et Tessier ; ils déclarent “chercheuse” l’infâme Chantal Perrichon, aussi intelligente qu’une dinde, qui a 40 millions de Français contre elle mais dicte à l’État les lois de répression routière toute seule depuis 20 ans. Ils ne l’ont pas encore fait pour le faux-zintellectuel François de Closets, invité complaisamment par les journalopards depuis 30 ans : ils ont promu à la place François Garçon, qui répand la même logorrhée.

Il y aurait bien quelques propos intéressants de garçon sur la démocratie suisse… Justement, mon association lycéenne s’y est penché et l’a fait aussi bien mais en plus original et moins ressassé, en s’intéressant au droit de vote à 16 ans dans le Glarus. Et en traduisant en français des documents sur le sujet jusque là accessibles en seul allemand.

Appeler ça un inventif-créatif face aux agrégés qui pratiqueraient une rhétorique morte, je me marre… Surtout qu’en sciences, aucune rhétorique n’est attendu pour devenir agrégé.

Posté par Mouloud - Posté le 12 décembre 2013 à 10 h 30 min

On se calme tout le monde, Peillon vient de faire dans sa culotte. La réforme est reportée sine die.

Posté par Patrick S - Posté le 12 décembre 2013 à 11 h 04 min

@Fauxrauto,
Lire dans le plus du nouvel obs, l’article de M Garçon m’a donné durablement la nausée. Je ne vois aucune raison de m’infliger la lecture de l’oeuvre complète de ce monsieur plein de morgue. Je préfère, sur le même sujet, lire des auteurs moins agressifs, moins caricaturaux et qui savent remettre en question les poncifs éculés. Bref lire des auteurs plus constructifs. Je suis d’accord pour pacifier le débat et discuter comme le propose “franco de port” d’une convergence nécessaire du système universitaire et des CPGE. Mais sûrement pas en partant des préposés de M Garçon. A savoir que l’agreg n’a aucune valeur et ne produit que des sous-merde, qu’il y a de salut que dans le doctorat et que seuls les chercheurs sont habilités à se déclarer comme les détenteurs du savoir scientifique. Faut-il rappeler que les frères Bogdanoff ou Elizabeth Teissier n’ont pas l’agreg ?
Alors la convergence pourquoi pas, mais à condition que l’université accepte de faire aussi sa révolution culturelle, en cessant de dénigrer l’enseignement. Enseignement et recherche sont deux activités différentes, qu’il n’y a pas à hiérarchiser. Les enseignants à l’université doivent aussi être formés et notés sur leur activité d’enseignement. L’encadrement des étudiants premier cycle notamment peut-être amélioré. Les CPGE ont certainement leur part du chemin à accomplir ne serait-ce que pour tenir compte de l’évolution du niveau des bacheliers, résultat de 30 ans d’incurie du système éducatif français où ministres et pédagogues ont toute leur responsabilité. Mais c’est un autre débat.

Patrick S. agrégé et docteur!

Posté par Patrick S - Posté le 12 décembre 2013 à 17 h 49 min

@François Garçon. Je ne partage pas du tout vos idées, mais ouvrir votre blog à tous les points de vue même agressifs et défavorables est courageux et la marque une certaine ouverture d’esprit. Vous voyez, je sais aussi faire des compliments!

Posté par franco de port - Posté le 12 décembre 2013 à 19 h 56 min

@Patrick S. Je partage votre demande de pacification tout en étant pessimiste sur les chances d’y arriver, ici ou ailleurs. Mais je suis pour le débat. Vous appelez l’université à une “révolution culturelle” qui consisterait pour elle à cesser de dénigrer l’enseignement. Deux remarques ici. 1) L’université est soumise depuis des décennies et surtout depuis Bologne à une frénésie de révolutions institutionnelles (une tous les 2 ans ces dernières années) qui la tétanise et lui rend très difficile toute révolution authentique. Le système des CPGE (sinon celui des GE) est pour sa part beaucoup plus stable, jusqu’à la mesurette de Peillon (je dis mesurette, et je répète, la preuve c’est qu’il semble déjà l’abandonner). 2) Quoi que fasse “l’université” à travers ses systèmes de pilotage (du CNU à l’ERC en passant par les IDEX), il ne faut pas croire que les universitaires dénigrent ou délaissent l’enseignement. Là est une vraie erreur ou une vraie contre-vérité. Nous passons tous beaucoup de notre temps à nous ingénier à la fois à améliorer les structures et à faire énormément de tutorat. Il y a d’innombrables ratés et ratages, c’est sûr, mais n’oubliez pas que l’université accueille en principe tous les bacheliers et que beaucoup beaucoup d’universitaires mettent leur honneur à tenter d’en faire réussir ou en tout cas progresser le plus grand nombre. L’université, son idéal, c’est de porter à la fois “l’excellence” (mot détestable en tant que mantra) et l’ordinaire, ou plutôt la recherche et le progrès social. Pour moi le but, je le répète, est d’élargir et de diversifier beaucoup l’assiette de “l’élite” et d’augmenter beaucoup la part de la formation par la recherche — ce qui va par exemple à l’encontre de la co-habilitation des diplômes par le MEDEF. Je pense en tout cas que les CPGE, notamment la grande majorité des petites CPGE qui n’envoient jamais d’élèves à l’ENS ou à l’X, pourraient très bien se reconnaître dans ces objectifs raisonnables.
ps (puisque cela semble important dans ce débat de castes) je suis agrégé, docteur, normalien, membre de l’IUF, etc, etc

Posté par Mouloud - Posté le 13 décembre 2013 à 9 h 16 min

Cela dit en passant, M. Dumouch — êtes-vous le Dumouch “géographe et naturaliste”, “membre de Debout La République avec Nicolas Dupont-Aignan” ou le Dumouch “agrégé de SVT” à Revin ? Merci de vous identifier, puisque vous n’êtes pas, comme vous dites, une péripatéticienne anonyme.

Posté par Mouloud - Posté le 13 décembre 2013 à 17 h 54 min

M. Dumouch, à en juger par ses vidéos favorites sur YouTube, est un grand démocrate : discours de Brejnev, hymne soviétique, nostalgie de vieux postes radios made in URSS… Nous avons donc bel et bien affaire à une créature hystérique manifestement d’un autre âge. J’espérais que ce serait un honnête homme, je me suis trompé, une fois de plus, en France la lutte des classes n’a pas disparu.

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 13 décembre 2013 à 20 h 27 min

@ Mouloud : Philippe Muray expliquait, dans les Exorcismes spirituels, que s’il écrivait en faveur des catholiques, ce n’était pas tant pour faire plaisir aux catholiques que pour emmerder les anticatholiques.

De même, je m’amuse avec quelques vidéos communistes non pour faire plaisir aux communistes mais pour faire enrager les anti-communistes. Et ça marche. D’ailleurs, ces vidéos ne font même plus, de nos jours, plaisir aux communistes, ce depuis la boboïsation du Colnel-Fabien et coco-chanélisation du PC.

Mais l’essentiel est en fait ailleurs.
Je me rappelle de novembre 1989 ; j’ai vu ensuite l’arnaque que ce fut pour les pays de l’Est. Je me rappelle tous ces technocrates crypto-marxistes qui se sont retournés comme des crêpes et sont tous devenus ultralibéraux. Je me rappelle de ce petit merdeux qui, au collège, me reprochait d’être dans le privé et de payer 30 euros par trimestre ; je l’ai revu quelques années plus tard, il était dans une école-de-commerce-de-mon-fion et trouvait honteux de ne payer que 250 euros pour mon université.

Je me rappelle de ces connards d’économistes qui trouvaient Keynes “trop libéral” et qui du jour au lendemain l’ont taxé de “marxiste”.

Tout cela a été analysé par l’ancien dissident Alexandre Zinoviev, retourné en Russie en 1999 car dégoûté par l’occident pourri et l’Europe totalitaire.
Autrement dit, presque tous les anticommunistes post-89 sont des anciens communistes, je l’ai vécu en direct et de l’intérieur. Je les conchie. Ils sont encore pire que ces résistants-de-mon-cul qui vont chercher les anciens SS à l’hospice pour les juger à presque 100 ans, en les faisant comparaître sur une lit médicalisé. C’est encore arrivé en 2013, je suis sûr qu’ils vont encore nous en dégoter en 2030…

Si les journalopards nous rabâchent toujours nuit & brouillard ou le danger “totalitaire” du communisme, c’est évidemment pour mieux nous détourner des crimes d’aujourd’hui et du totalitarisme qu’est la mondialisation néolibérale.

Tout ce que je développe de politiquement incorrect vise d’abord à faire hurler tous ces guignols à la mode. Et ça grouille dans la bien-pensance parisienne, dans les lecteurs de l’ImMonde et du Nouvel’Obs’. La plupart sont trop stupides pour comprendre un raisonnement qui dépasse leurs anathèmes simplistes : “amoureux des dictatures”, “émigre-en-Corée-du-Nord”, “marxiste”, “facho”, “populiste”, “poujadiste”… C’est à ces aboiements que l’on reconnaît les crétins.

Posté par Mouloud - Posté le 14 décembre 2013 à 9 h 07 min

@ Dumouch: Allez créer votre propre blog, par pitié ! Et fichez-nous la paix… vous n’avez donc que cela à faire, polluer les blogs des autres par votre logomachie ? Vous vous prenez pour Céline ou quoi ? “Faire hurler les guignols” : c’est donc cela, votre mission dans la vie ? Triste sire, je plains votre femme…

Quant à FG, je lui suggère de clore rapidement ce post, et d’en ouvrir un plus frais, sur la neige en Egypte par exemple…

Posté par Rodolphe DUMOUCH - Posté le 14 décembre 2013 à 10 h 29 min

Si M. Mouloud ne veut pas que je lui réponde, il n’avait qu’à pas poser de questions… Guignol.

Posté par Mouloud - Posté le 14 décembre 2013 à 17 h 05 min

“Je me rappelle de novembre 1989 ; j’ai vu ensuite l’arnaque que ce fut pour les pays de l’Est. ”

Rien que pour cette phrase, l’auteur devrait être condamné à passer Noël en Corée du Nord.

Posté par yoyo - Posté le 19 décembre 2013 à 1 h 05 min

Qu’on en soit encore à débattre de la dualité grandes écoles (et leur antichambre que sont les CPGE) et universités a quelque chose de pathétique.
Un parfum de petite mort de l’enseignement supérieur français incapable de regarder en face ces propres contradictions.

Voilà qui résume bien le cercle vicieux dans lequel s’est engagé la France.

Posté par Voltaire - Posté le 19 décembre 2013 à 18 h 43 min

Très juste. Un “parfum de petite mort”. Et ce soir, la lettre de l’AEF nous apprend que 11 000 enseignants-chercheurs ont bénéficié d’une prime d’excellence scientifique l’an dernier. Tout n’est pas perdu pour ceux, les plus malins, qui à l’insu de leurs collègues et tout en réclamant d’une université qui ne doit pas être “compétitive” et “clone” du marché, se comportent en individualistes forcenés. Ils sont loin les principes de fraternité et d’égalité dont on nous bassine à longueur de journée. Personnellement, je n’ai rien contre contre le fait que certains bénéficient d’une prime individualisée, mais par pitié, qu’ils cessent de nous arroser avec leurs slogans égalitaires.

Posté par kerio - Posté le 15 janvier 2014 à 17 h 50 min

@mlpo:

“recette miraculeuse des Field/Nobel”

1) Prenez le top 10% des élèves de n’importe quel pays.
2) Jetez à la poubelle les 90% restant.
3) Offrez des milliers d’heures de cours à votre sélection (bachotage, oraux etc),
3) Répétez l’opération lors chaque année scolaire: collège, lycée, prépa.

A l’arrivée vous aurez un bon candidat aux Field/Nobel, une génération entière de déchets ainsi qu’une “élite” inutile, incapable de faire preuve d’esprit créatif et d’entreprise.
Notre élite est formidable: issue des classes prépa elle nous pond un Nobel tous les quatre ans. Mais elle est incapable de produire une génération de chercheurs performants, ni de chefs d’entreprises (le Cac40 n’a à peu de choses près, pas bougé depuis qu’il existe, à comparer avec le Nasdaq et les entreprises de moins de 10ans aux USA).

Posté par ysl - Posté le 19 décembre 2014 à 14 h 13 min

Monsieur Garçon ne nous parle pas des universitaires qui assurent 6 heures par semaine devant leurs étudiants, ne corrigent jamais une copie puisqu’ils les confient toutes à des vacataires sous-payés. Il ne nous parle pas non plus des universitaires qui rabâchent en amphi le même cours pendant 20, 30 ans, ou plus… Il ne nous parle pas des étudiants livrés à eux-mêmes, ignorés, méprisés par leurs professeurs à l’université. Il oublie aussi que beaucoup d’enseignants en prépa sont docteurs en plus d’être agrégés. Enfin, il devrait nous expliquer pourquoi professeurs et MCF à l’université sont très majoritairement agrégés : l’université est bien contente de recruter les lauréats de ce “concours inepte”.
En tant qu’étudiant, j’ai fréquenté la prépa, sciences po et l’université. Les deux premiers ont été beaucoup plus formateurs que la dernière.

Posté par atmane - Posté le 29 février 2016 à 18 h 20 min

les grandes écoles sont une spécificité française tout à fait anormale. Outre le fait qu’elle recrutent en réalité de facto sur des critères sociaux, certains élèves issus des classes défavorisées ne savent pas même que les classes préparatoires existent, elle postulent une sorte d’excellence spécifique à leur cursus comme si dans les pays où elles n’existaient pas les étudiants étaient voués à la médiocrité. Mais plus grave encore en raison du système d’exclusion qui les constitue des étudiants de qualité perdent toute possibilité de voir leur compétences reconnues sous le simple prétexte qu’ils sont passés par l’université. A cela s’ajoute encore une autre aberration bien française: l’agrégation. N’est il pas paradoxal tout de même qu’un concours formaté qui mesure essentiellement le degré angulaire d’éloignement maximal vis à vis de tout principe d’originalité soit le maître étalon des aptitudes pour la recherche? Et du côté de la recherche n’est – t-il pas étonnant que des universitaires qui au mieux ne produisent que des fiches de lecture sur les auteurs prétendent à une sorte de supériorité créatrice sur les professeurs qui se contentent d’enseigner. N’importe quel petit érudit d’un quelconque département de recherche s’imagine avoir fait évoluer le savoir humain par le simple fait qu’il a produit sa petite réflexion sur un auteur ou sur un petit point mineur de l’expérience ordinaire.

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